Connaissances sur l’automédication par analgésique pour la dysménorrhée : Cas des patientes en âge de procréer vue en consultation gynécologique au Centre Hospitalier Eliazar Germain du 1er Octobre au 30 Décembre 2024.
Introduction : L’automédication est devenue monnaie courante dans de nombreux pays à travers le monde. En réponse à la hausse de cette pratique en Haïti, une étude, sur les connaissances de l’automédication par analgésique pour la dysménorrhée chez les patientes en âge de procréer, vue en consultation gynécologique, a été réalisée au Centre Hospitalier Eliazar Germain du 1er Octobre au 30 Décembre 2024.
Méthodologie : Pour y arriver, une enquête transversale, à visée prospective, a été envisagée : des questionnaires anonymes soumis aux patientes après consentement éclairé. Après les avoir collectées, les données recueillies ont été traitées sur Google Form, et le logiciel Microsoft Excel 2013 afin d’y extraire les résultats.
Résultats : 87 personnes ont participé à l’étude. Les résultats ont montré que 78% des participantes s’automédiquent lors des douleurs menstruelles. Les raisons les plus couramment évoquées par les patientes pour recourir à l'automédication incluent l’accès facile aux médicaments (4,69%), un soulagement rapide (84,38%), et le coût des consultations (7,81%). Les analgésiques les plus utilisés en automédication sont le Diclofénac, le Paracétamol, le Parafortan, l’Alpalide, l’Ibuprofène représentant respectivement 22,02%, 19,27%, 18,35%, 17,43% et 12,84% des cas. Par ailleurs, 13,04% des participantes déclarent avoir présenté des troubles digestifs. Malgré une certaine reconnaissance des avantages potentiels de l'automédication, 60% des participants ont révélé des lacunes dans leur connaissance sur les risques de cette pratique.
Conclusion : Pour réduire la pratique de l’automédication, les autorités doivent sensibiliser les patientes à se rendre régulièrement en consultation dès l’apparition des symptômes. Ils devront aussi placer des centres de santé dans les coins très reculés où les patientes peuvent facilement accéder à des coûts raisonnables, en vue d’éviter les complications les plus graves.
Mots clés: Connaissances, automédication, médicament, dysménorrhée, menstruation, analgésique, gynécologie, Haïti.
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